Tiakala dit tout : son parcours, les phases nationales, son avenir, son club, les offres…

Meilleur joueur des Phases Nationales, organisées à Thiès le mois passé, Alioune Tiakala Tine a fait montre son talent et a permis son équipe l’Asc Dekeundo de Louga de battre en finale Hersent de Thiès et devenir ainsi le vainqueur de ce trophée très prisé par les Asc au Sénégal. Dans cet entretien avec TerrainAfrik, Tiakala revient sur cette compétition, son parcours, son club, son avenir. L’enfant de Mboro dit tout.

Entretien

Pouvez-vous vous présenter. Qui est vraiment Tiakala ?

Je m’appelle Alioune Tiakala Tine. Je suis né à Tangory (Casamance). Mais j’habite à Mboro. C’est là-bas que ma famille vit. J’ai passé mon enfance entre Mboro et Dakar. Le Tiakala fait partie de mon nom. Beaucoup de gens s’interrogent sur l’origine de ce nom. Mais même-moi, je l’ignore. Tout ce que je sais, c’est que mon vrai nom est Alioune Tiakala Tine. Les gens, également, ne retiennent que le nom Tiakala.

Vous avez hérité la passion du football ou vous êtes le seul joueur dans votre famille ?

Je viens d’une famille de footballeurs. Mon père était un joueur de foot, mon homonyme était un footballeur, un gaucher. Mon oncle était également joueur de foot. Certes, ils n’avaient pas l’ambition de réussir dans ce sport. Ils avaient privilégié les études et non le foot. Je suis le seul qui a fait du foot son métier. Depuis mon enfance, j’alliais les études et le football. C’est par la suite que j’ai abandonné les études pour me concentrer sur le foot.

Est-ce que vous avez fréquenter des centres de formations lors de votre enfance ?

Oui. j’ai fréquenté des écoles de foot. Je suis passé par l’école de football Gouney Mboro. De passage, je fais un clin d’œil à Kamou Dione. Je ne le remercierai jamais assez. Car c’est lui qui m’encadrait. Il m’a suivi depuis la petite catégorie, lorsque j’étais avec les juniors de l’ETICS, jusqu’à ce que l’on me surclasse chez les seniors. Après cela, j’ai rejoint DUC. Deux ans après, Ouakam m’a recruté. Je porte actuellement les couleurs de Ouakam. La saison et finie et nous sommes dans les discussions pour voir si je dois continuer avec USO ou changer de club.

Les offres pour changer de club ne manquent pas, n’est-ce pas ?

Oui, je reçois des offres. Mais tout se négocie. J’ai encore une saison à jouer pour Ouakam. Mais c’est mon agent qui gère ce volet. C’est lui qui gère les transferts et j’irais là où il m’amènera. Moi, mon rôle, c’est de jouer au foot. Mais je souhaite, quand-même, progresser. C’est-à-dire quitter un point A pour un point B. Mon vœu le plus cher, c’est de quitter le Sénégal pour signer un contrat pro. Mais je laisse tout entre les mains de Dieu.

Avez-vous une préférence de porter les couleurs d’un club européen ?

Pour dire vrai, je n’ai pas de préférence sur un club ou un autre. L’essentiel pour moi, c’est de jouer pour les grands clubs européens qui remportent le plus souvent la Ligue des champions. Mon rêve, c’est de remporter la Ligue des champions. Ce qui sera une fierté pour tous les Sénégalais. Tous les joueurs rêvent de cela. Je n’ai pas d’idole. Je suis mon propre idole, mais je supporte le Barcelone, quand-même.

Abordons les phases nationales que vous avez remportées avec Dekeundo de Louga. Pouvez-vous revenir sur ce sacre ?

Ce n’était pas ma première saison avec Dekeundo. C’était ma troisième saison avec eux. La plupart, je jouais les Navétanes à Louga. J’étais avec Diamono, c’est par la suite que les dirigeants de Dekeundo sont venus me chercher. On devait jouer deux finales, mais à cause de la covid-19, cela n’a pas abouti. Et c’est ainsi que nous avons décroché notre qualification aux phases nationales. Heureusement pour nous, le même effectif a été gardé. On était soudé, les dirigeants étaient soudés, les supporters aussi. Et l’objectif était le trophée, rien de plus.

 Psychologiquement, comment Dekeundo a préparé la finale face à Hersent qui était à domicile ?

On a préparé le match contre Hersent de la même manière que nous avons préparé nos autres matchs. Parce que Hersent n’était pas notre objectif. Notre objectif, c’était la coupe et non une équipe. Si vous regardez bien, nous étions plus engagés que Hersent.

Dekeundo a remporté le trophée, mais vous étiez élu meilleur joueur du tournoi. Une grande satisfaction, n’est-ce pas ?

C’était agréable de remporter ce trophée individuel. On était nombreux à participer au tournoi. Chaque équipe avait au moins 11 joueurs sur le terrain. Donc, à la fin, si on te désigne meilleur joueur du tournoi, cela ne peut qu’être satisfaisant. Mais cela appartient au passé. On ne s’attarde pas sur ça. Nous visons plus loin qu’être meilleur joueur des phases nationales. Je me bats plutôt pour devenir le meilleur de la Liga, de la Ligue des champions plutôt qu’autre chose.

Le fait d’être meilleur joueur des phases nationales fait de vous la cible des clubs forcément. Ce n’est pas le cas ?

C’est vrai. Les présidents de club, après avoir entendu que tel joueur est le meilleur des phases nationales, ne peuvent que se rapprocher de lui pour découvrir de qui il s’agit. Je reçois des propositions, mais je laisse cela entre les mains de mon agent. En ce qui concerne mes performances, ce n’est pas une première. Je faisais également partie des 23 meilleurs de la précédente saison de la Ligue 2.

Qu’est-ce qui vous a vraiment marqué durant les phases nationales ?

Ce qui m’a le plus marqué durant les phases nationales, c’est l’affection que les Thiessois me portaient. Je restais émis de la minute ou je mettais les pieds au stade jusqu’à la fin du match. Les gens m’entouraient, m’accompagnaient et cela m’a beaucoup marqué.

Pour terminer, avez-vous un message à faire passer… ?

J’invite seulement les agents et les clubs à aider les joueurs pour qu’ils puissent signer pro et bien entretenir leur famille. J’invite également mes collègues joueurs à continuer à travailler et d’avoir la confiance en soi.

TerrainAfrik

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