football en Afrique

L’Histoire du football en Afrique retrace l’histoire du football sur le continent africain depuis son introduction au début du XXe siècle jusqu’à la période actuelle.

D’abord fortement encadrée par les autorités coloniales, la pratique du football devient peu à peu une tribune d’expression et d’opposition à la colonisation. La décolonisation va alors accélérer le développement du football africain, tant au niveau sportif, qu’au niveau de ses institutions.

Le football en Afrique fut envisagé différemment selon les territoires et donc selon les pays coloniaux les possédant. Si, dans les colonies britanniques, les autochtones ont rapidement pu accéder à la pratique de ce sport, il n’en fut pas de même dans l’Empire colonial français1 ; en effet, jusqu’aux années 1920, la pratique du football était réservée aux seuls colons1. Cette mise à l’écart des populations autochtones était justifiée par des considérations fortement racistes. À titre d’exemple, le général Jung, commandant des troupes d’AOF, jugeait en 1928, que ce jeu était trop compliqué pour les « nègres » [sic] ; toutefois il précise :

Dans l’Empire colonial belge, le football est au contraire fortement pratiqué par les habitants, le ballon rond se trouvant au cœur d’un apostolat1 catholique. Le football était donc utilisé dans les colonies belges pour favoriser la conversion religieuse des populations autochtones. Le Congo belge est également l’un des premiers territoires à voir la création d’une réelle fédération sportive en direction du football : en 1919, L’ARSC (« Association royale sportive congolaise ») est créée1,3 ; en 1939, l’association compte 815 joueurs de football répartis dans 53 patronages1. En termes d’infrastructures, le stade de la Reine-Astrid est construit dès 19371, en particulier grâce aux actions du prêtre Raphaël de la Kethulle de Ryhove. Cette forme d’apostolat, qui avait précédemment été développée dans les colonies britanniques par les églises anglicanes, l’est également dans les colonies françaises, par l’église catholique, à partir des années 19201 : l’Association sportive et culturelle Jeanne d’Arc est ainsi créée en 1921 par le Père Lecocq1. Néanmoins cette « ouverture » a ses limites et les autorités religieuses cherchent à contrôler la pratique sportive et celle du football en particulier ; quand l’USI (« Union Sportive Indigène »), exclusivement composée d’Africains, est créée en juillet 1929, le Père Lecocq menace les joueurs de l’USI d’excommunication, s’ils venaient à rencontrer la « Jeanne d’Arc »1.

Les années 1920 voient tout de même la première équipe africaine participer à un grand tournoi international. En effet, l’Égypte participe aux jeux olympiques de 1924 et y obtient une remarquable 4e place1. Néanmoins, les commentaires de la presse européenne sont fortement empreint de racisme et de dédain pour cette sélection. À titre d’exemple, même le rapport officiel indique, après la défaite de l’Égypte face à la Suède

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